Poupée de Latex  

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LeSien
(@lesien)
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Bonsoir à toutes et à tous, 

En toute humilité, un texte que j'ai écrit il y a quelques années de cela maintenant, auquel je ne sais si une suite, une fin ou quelqu'ajout serait ou non bienvenue.

A vos critiques,

LeSien

 

"Recherche modèle pour mode cyber. Taille Min. 1m60. Majeur. 1200 Euro
par mois. Appeler 06 14 32 56 78"

L'annonce semblait intéressante, bien qu'elle ne donne que peu de
détails. Etudiante, Marine avait bien besoin d'arrondir ses - trop
difficiles - fins de mois. A 21 ans, elle avait, comme toutes les
jeunes femmes de son âge, une multitude d'activités qui chacune
demandait un sacrifice. 

Sans hésiter, Marine appela au numéro indiqué sur l'annonce. Elle
tomba sur un monsieur, dont la voix trahissait un age mur. Rendez-vous
fut pris pour l'après midi même, vers 15h00, "en jupe assez courte"
comme lui avait précisé son interlocuteur. Le rendez vous était fixé à
saint malo, à quelques kilomètres de l'endroit ou Marine et son fiancé
demeuraient.

Désireuse de se faire embaucher dans le post, Marine mit tous les
atouts de son coté. Il faut reconnaître qu'elle n'avait pas trop à
faire pour cela. Sa taille, mince et élancée par de nombreuses années
de danse et de gymnastique, ses jambes, musclées et galbées et un 95D
de tour de poitrine ne laissait que rarement indifférents les hommes.

Le temps de ce mois de janvier n'était pas froid, plutôt humide et
venteux. Aussi savait-elle qu'elle ne supporterait pas trop de ne
porter qu'une jupe. Elle décida donc de porter pour son entretien un
ensemble qu'elle s'était fait offrir dernièrement, un kilt noir et
blanc, une chemise à jabots, une cravatte, une casquette et des
cuissardes noires. Elle se chausserait de petites chaussures à talons,
qui auront l'avantage de la faire paraître plus grande. Car, si elle
n'avait aucun doute quant à sa capacité physique pour le poste, les 2
centimètres qui lui manquaient pour mesurer 1m60 l'inquiètaient.

Les cheveux en queue de cheval accentuaient le coté lolita qui se
dégagait de sa tenue. Ou plutot jeune lycéenne sage, Marine n'arrivait
pas trop à se déterminer. Quoi qu'il en soit, elle savait que cette
tenue, charmante et sensuelle, exacerbait ses charmes et les atouts
dont l'avait parée la nature.

En route pour son rendez vous, Marine se demandait quand même ce que
"mode cyber" pouvait bien signifier. Lui revenait alors en tête tous
les sites qu'elle avait vus sur le net, présentant la mode des
"gothiques", des "ravers", des "hip hop". A aucun moment elle en se
souvenait d'avoir, ne serait-ce qu'apreçu, de la "mode cyber". On
verra bien pensait-elle, en tentant de n'oublier aucune des questions
qu'elle devrait poser à son interlocuteur.

Dans le bus qui la conduisait, Marine sentait les regards de tous ces
hommes se poser sur elle, tantôt timides tantôt vicieux, en tous cas
aucun ne semblait insensible. Cette situation ne lui déplaisait pas,
elle aimait plaire et savait que sa tenue la rendait on ne peut plus
plaisante, attirante et excitante.

Arrivée à l'adresse du rendez vous en avance, Marine chercha un miroir
dans lequel s'assurer une dernière fois qu'elle était sous son
meilleur aspect pour cet entretien. Elle sonna à l'interphone "cyber
fashion", comme le lui avait indiqué son interlocuteur. La voix qui
répondit était celle qu'elle avait eu au téléphone quelques heures
plus tôt.

"Bonjour, je suis Marine, je viens pour la petite annonce" "Oui, je me
rappelle de vous ; J'ose espérer que vous avez suivies mes
instructions. Entrez, c'est au premier étage, porte de droite".
"Merci" termina Marine.

Elle pénètra, dans un hall d'accueil assez ancien mais élégamment
décoré. Dans l'ascenseur qui la conduisait au premier étage, seule,
Marine profita une dernière fois du miroir pour rectifier au mieux les
quelques défauts que toute femme se trouve face à un miroir. Au fond
d'elle, elle sentait bien que ce rendez vous pourrait changer sa vie,
mais elle n'arrivait pas à s'expliquer en quoi.

Arrivée sur le palier, la danseuse qu'elle était se sentait aussi
nerveuse qu'un soir de représentation. Un mélange de trac, de peur et
d'appréhension se mélait en elle. Devant la porte entrouverte, elle
s'arrêta un instant avant de presser le bouton de la sonnette.
"Entrez, c'est ouvert" entendit-elle. Elle poussa la porte pour
pénètrer dans un univers qu'elle ne connaissait pas mais qui était
loin de lui sembler désagréable.

Aux murs était accrochés pèle mèle des tenues brillantes, des sous
vêtements, des chaussures à talons extrèmement hauts, des perruques
aux couleurs exotiques et flashantes. Bref, elle découvrait ce à quoi
ressemblait la "mode cyber". Une odeur forte et entêtante montait aux
narines d'Marine. Cette odeur ressemblait vaguement à celle du
caoutchouc, mais en plus douce. Elle fut accueillie par une jeune
femme, qui semblai avoir à peu près son âge. Celle- ci portait une
tenue très proche du corps, noire et brillante. Elle était chaussée de
chaussures "buffalo" à très haute semelle. "Bonjour, je suis sophie.
Je travaille avec monsieur barnosse. Je m'occupe de la comptabilité,
du secrétariat et je fais le modèle pour monsieur Barnosse parfois"
l'entretenait son hotesse. "J'ai 20 ans, je n'ai pas d'enfants et je
vis seule" ajouta-t-elle en lui tendant la main. Marine hésita un
instant puis retourna la politesse de son hotesse "J'ai 22 ans, je
n'ai pas d'enfants et je vis avec mon fiancée" répondit-elle.

"Connais tu nos produits ?" demanda Sophie

"Non, et pour tout avouer je reconnais que je ne connais absolument
pas la mode cyber" répondit Marine.

"Ah, bon ?" ajouta Sophie, en allant dans une pièce annexe.

"Monsieur Barnosse te recevra d'ici à quelques instants. En attendant,
je te propose de faire connaissance avec notre ligne avec ce
catalogue" ajouta Sophie en revenant de la pièce voisine.

"Merci, je vais patienter" conclut Marine, pressée de découvrir enfin
ce qu'était cette mode.

Assise dans le hall d'entrée, Marine commença à feuilleter une à une
les pages du catalogue. Ce qu'elle découvrit sur celle-ci la surprit
dans un premier temps, avant de lui faire un peu peur. Des personnes,
dont on ne pouvait dire s'il s'agissait d'hommes ou de femmes, était
exposées portant des tenues qui ne laissait plus voir le moindre
centimètre carré de leur peau. Ces tenues étaient brillantes et
faisaient ressembler les modèles à des mannequins aux quels on aurait
niée toute existance et tout aspect physique. Seules les formes de ces
personnes rapelaient qu'elles étaient humaines.

Elle fut assez impressionné de ce qu'elle venait de voir ; non pas
qu'elle ait craint ces images ou les représentations qui y figuraient,
bien au contraire d'ailleurs, mais par la beauté violente qui
s'émanait de chacune d'entre elle. Les tenues, l'atmosphère,
l'ambiance et la mise en scène de ces images laissaient Marine
dubitative quant à l'avis qu'elle devait s'en faire. Il se dégageait
de ces prises de vue un érotisme qui ne la laissa pas longtemps
insensible. Sans s'en rendre compte, elle tournait les pages sans les
voir. Elle se demandait quelle pouvait être la sensation d'être
enfermée dans ces vêtements.

Elle allait bientôt être fixée . . .

"Je vois que Sophie vous a laissé le temps de découvrir nos créations"
la surprit monsieur Barnosse. Elle ne l'imaginait pas ainsi. Il avait
effectivement un age mur, mais ses traits n'étaient pas ceux que l'on
s'attend à voir chez un homme de cet âge. Au contraire, il avait un
visage fin, des traits délicats et un regard enfantin. Sa chevelure
blond frisé accentuait le coté angèlique de son visage. Elle qui
craignait de se trouver face à un de ces recruteurs qui travaillent
habituellement à la chaîne eut d'un coup la sensation que cet homme
était gentil. Et il l'était.

"Je ne peux vous recevoir dans mon bureau, car je n'en ai pas. Je vous
propose que notre entrevue se déroule dans la salle d'essayages, vous
serez plus tôt dans l'ambiance" lui expliqua-t-il. "Vous n'y voyez pas
d'inconvénient, j'espère" demanda-t-il ?

Marine se contenta de le suivre pour seule réponse, hypnotisée qu'elle
était par cet homme. Il la précèdait, mais ne manqua pas de lui ouvrir
la porte pour entrer dans la salle. "Ca fait du bien un peu de
galanterie" pensa-t-elle alors.

En entrant dans la salle, elle comprit très vite l'origine de l'odeur
qui flottait en ces lieux depuis son arrivée. Etaient exposés là des
dizaines de robes, jupes, vestes, pantalons et autres combinaisons
tous réalisés dans cette matière inconnue pour elle.

Barnosse la pria de s'asseoir, ce qu'elle fit sans tarder. Il passa
rapidement sur les présentations, ne manquant pas de lui indiquer
qu'il était "célibataire repenti" comme il le disait souvent. Vint
alors l'histoire de cyber fashion, entreprise créée en 1994, leader de
son secteur, ...

Marine comme à chacun des entretiens d'embauche auquels elle
participait, sortit un cv et le lui tendit. Celui ci ne prit pas même
la peine de le lire. "Que les choses soient claires dés maintenant ;
si je vous emploie, ce sera pour votre corps, pas pour votre esprit.
Je ne cherche pas à vous choquer, simplement à vous expliquer ma
vision des choses. Je ne veux pas de grosse tête dans cette
entreprise, juste des personnes qui aiment ce qu'elles font et sont
capables de s'investir dans la boite, vous comprenez ?"

"Oui, Monsieur Barnosse", répondit timidement Marine, ne sachant que
penser de cette phrase "si je vous emploie, ce sera pour votre corps".

"Bien. Savez vous de quelle matière sont réalisées ces vêtements"
demanda Barnosse, avant de poursuivre, sans attendre de réponse "Elles
sont faites de caoutchouc. Toutes ces tenues, des plus simples aux
plus sophistiquées, sont réalisées en caoutchouc. Ou plutôt devrais-je
dire de latex. Oui, car c'est de cela qu'il s'agît. Elles sont faites
de latex, ce jus extrait d'un arbre, l'hévéa, utilisé dans
l'industrie, les hopitaux, les préservatifs, hé bien c'est mon fond de
commerce. En avez vous déja porté ?" conclut-il.
Puis, sans lui laisser le temps de répondre "je présume que non, je ne
sais pour quelle raison. Je ne pense pas que vous portiez cette
matière, autrement vous seriez venu en tant que cliente et non en tant
que modèle". Assèna-t-il.
"Cela pose-t-il problème ? " demanda Marine
"Non, je ne pense pas. La seule chose dont nous devons nous assurer
est que vous n'y êtes pas allergique. Quelle taille faites vous ?"
demanda-t-il.
"38-40" lui répondit-elle.
"Bien, je vais vous confier ces vêtements. Vous allez les passer, et
vous les garderez sans discontinuer pendant 48 heures. Ainsi, nous
serons fixés sur votre éventuelle allergie. Sachez qu'elle serait
rédhibitoire. Si vous étiez allergique au latex, nous ne pourrions pas
même envisager de collaborer ensemble" lui annonça-t-il en lui tendant
des vêtements qu'elle ne reconnut pas.
"Peut être avez vous quelques questions à me poser ?" s'enquèrit Barnosse.
"Non, enfin, oui, monsieur."
"je vous écoute".
"Pouvez vous m'en dire un peu plus sur le poste ? Les horaires, les
missions, le lieu de travail, le salaire ; pouvez vous m'expliquer ce
que vous attendez de moi ?" Lui demanda-t-elle, se remémorant les
conseils maintes fois prodigués par ses proches
"Pas évident de tout vous expliquer" répondit-il. "Vous savez, les
vêtements que nous commercialisons ne sont que rarement portés par des
ménagères allant au marché" ajouta-t-il. "Pour répondre à vos
questions, sachez que les horaires de travail sont en général le soir,
voir la nuit. Le lieu de travail quant à lui n'est presque jamais le
même. Il peut s'agir de salons, de discothèques ou du domicile de
particuliers. Vos missions sont on ne peut plus simple, présenter,
porter et promouvoir nos vêtements. Quant au salaire, c'est celui
annoncé, 1200 euro par mois, pour 169 heures de travail effectif.
Biensur, nous fournissons tout ce qui peut vous être utile dans votre
travail, vêtements, maquillage, accessoires, .... De plus, lors de
chacune de vos missions, vous commencerez et terminerez ici, ce qui
vous permettra de ne jamais avoir de mauvaise surprise quant aux
heures prises en compte." résuma-t-il. "Est ce que cela vous convient
?"
"Oui, je pense" dit Marine.

"Parfait." "Nous allons commencer par prendre quelques photos de vous,
car je dois vous dire que vous n'êtes pas la seule candidate en lice
pour le moment. Et bien que vous soyez celle qui ait le physique le
plus agréable pour le moment, je me permettrais de réserver ma réponse
définitive pour 48 heures, le temps que vous ayez pu essayer et
vérifier que vous n'étiez pas allergique aux tenues que je vous ai
confiées."

"En attendant, venez avec moi dans le studio photo". Ils pénètrèrent
alors dans la pièce attenante, qui avait été aménagée en studio de
prises de vues. Pendant qu'ils y accèdaient, barnosse lui expliqua
que, pour maintenir les prix le plus bas possible, sa société s'étair
engagée sur la voie de l'autosuffisance. Tout était réalisé en
interne, des prises de vue à l'édition des catalogues. Le studio était
aménagé de différents accessoires et meubles dont Marine ne devinait
pas toutes utilités. Croix de saint andré, piloris et autres barres
d'écartement était disposés parmi des chaises percées et autres
accessoires à connotation érotique. "Nous allons faire soft pour ces
premières photos" déclara barnosse, en montrant à Marine la tenue
qu'il attendait qu'elle passe. Puis il se ravisa, alors qu'elle
s'orientait pour prendre en main les vêtements.

"Accepteriez vous d'ors et déja de porter du latex ?" demanda-t-il.
"Euh, non, enfin oui. Pourquoi pas. Que voulez vous que je mette ?"

Il se dirigea vers une armoire d'où il tira une combinaison semblable
à celles portées par les skieurs, mais faite de latex. Le vêtement
ressemblait à un académique de danse qu'elle porte pour s'entraîner,
exception faite qu'il inètgre une cagoule, des gants et des pieds.
"Nous pourrons ainsi commencer à tester votre éventuelle allergie". Il
indiqua à Marine un flacon en lui disant qu'elle devait s'enduire le
corps de l'huile qu'il contenait, afin de faciliter le passage de la
combinaison. Elle osa un "Où puis je me changer ?". Il lui indiqua une
cabine dans laquelle elle aurait tous ses aises pour se mettre en
tenue.

Marine ne savait pas ce qui l'attendait. Elle ne connaissait
absolument pas cette matière mais se sentait déja titillée par le
simple fait de savoir qu'elle allait devoir en porter. Les questions
se bousculaient dans sa tête. Elle avait bien comprise la dimension
érotique, pour ne pas dire pornographique, de ces tenues. Qu'allait en
penser son fiancé ? Et elle, qu'en pensait elle vraiment ? Et monsieur
Barnosse, qu'entendait-il par "faire soft" ? Qu'allait-il lui demander
? Dans peu de temps, elle allait avoir réponse à toutes ses questions.

Comme indiqué, elle s'enduisit le corps de l'huile contenue dans le
flacon. Elle avait une odeur douce d'amande et sa texture était
extrèmement agréable. Curieuse, elle regarda ce dont il s'agissait sur
le flacon "Huile de silicone parfumée" lit-elle. La sensation que lui
procurait cette huile était étrange. Elle n'était pas grasse mais
laissait sur sa peau un film extrèmement fin et sans aucune adhérence.
Cette sensation lui plaisait et, au moment de passer cette huile sur
son sexe, elle ressentit les prémices bien connus d'un orgasme. Marine
sur alors qu'elle allait passer de bons moments dans son nouvel
emploi.

Le passage de la combinaison fut pour Marine moins difficile qu'elle
ne l'aurait cru. Tout au plus dut elle s'y reprendre à plusieurs fois
pour réussir à gaîner ses jambes. Sa sensation alors était extrèmement
déconcertante. La matière était froide, mais elle sentait une couche
de chaleur sur les parties qu'elle recouvrait au fur et à mesure
qu'elle les recouvrait. Le plus difficile pour elle fur de passer la
cagoule, mais elle y parvint finalement, après quelques efforts de
contortion. Elle était maintenant recouverte de latex de la tête aux
pieds, semblable à une de ces poupées qu'elle avait vu dans le
catalogue à son arrivée. Elle put, grâce aux ouvertures pratiquées
dans la cagoule, se regarder dans le miroir de la cabine. Ce qu'elle
vit lui fit peur, dans un premier temps, avant de lui procurer une
certaine excitation. Elle ne put s'empêcher de passer délicatement ses
mains sur ses seins, son sexe et son bas ventre. Elle savait, ou
plutot elle sentait, que son plaisir ne tarderait pas à venir si elle
poursuivait son action. Barnosse, en lui demandant si tout allait
bien, la sortit de ses pensées érotiques.

Lorsqu'elle sortit de la cabine, Marine put constater que le regard de
barnosse sur elle n'était plus le même. Jusqu'alors, il portait sur
elle un regard neutre de recruteur. Maintenant, il avait le regard
animal d'un homme.

Il lui tendit une paire de chaussures en lui expliquant qu'il
s'agissait de "ballet boots". "Elles seront superbes à vos pieds ;
puis vous êtes danseuse, vous ne devriez avoir aucune difficulté à les
porter" lui expliqua-t-il, un sourire évocateur au coin des lèvres.
Marine ne comprenait pas ce qu'il voulait dire, jusqu'à ce qu'elle
regarde plus attentivement les chaussures. Il s'agissait de chaussures
à talons, mais le pied, au lieu de demeurer à plat comme dans toutes
chaussures, restait presque à la verticale, un peu comme lorsqu'elle
fait des pointes à ses cours de danse. Elle comprit alors que leur
port ne serait pas chose aisée . . .

Elle passa ces chaussures et essaya, tant bien que mal, de se mettre
debout. Il était extrèmement difficile, avec de tels souliers, de se
tenir en équilibre et le seul moyen qu'elle trouva pour y parvenir fut
d'appliquer les préceptes qu'elle apprenait depuis de longues années
en danse ; port de bras, dos droit et tête haute. Elle s'aperçut dans
un miroir, elle avait un air de ballerine perverse, une de ces
danseuses qui vous donne envie de les déshabiller. Sa posture était
majestueuse et élégante, elle semblait démeusurément grande et la
combinaison soulignait son aspect droit. L'absence des expressions de
son visage latexé laissait penser tous les désirs les plus fous. En un
mot, Marine était bandante dans cette tenue.

Et barnosse s'en aperçut et ne put retenir un "Cela vous ca à ravir,
vous êtes parfaite" qui ne laissait plus planer de doute sur les
capacités d'Marine pour le poste. "Nous allons commencer, venez vous
placer sous cette barre" lui demanda-t-il pendant qu'il allumait les
éclairages du studio. C'est alors qu'Marine prit conscience réellement
de sa tenue et des contraintes que supposaient son habillement. Elle
n'avait jusqu'alors pas eu à se déplacer plus que d'un ou deux pas. Il
lui fallait maintenant traverser la pièce et le latex restreignait la
mobilité de ses membres, tandis que les chaussures qu'elle portait la
forçait à se déhancher comme une de ces prostitués. Elle pouvait pas
marcher, elle se contentait de trainer ses pieds, en les soulevant de
quelques milimètres seulement, craignant de chuter à chaque
déplacement.

Elle alla donc se placer sous la barre que lui avait désignée
Barnosse. "Nous allons commencer sans vous attacher ; prenez une
position expressive de gêne et d'encombrement". Marine ne dut pas trop
se forcer, entravée comme elle l'était par son accoutrement, elle
était effectivement gênée.

La séance dura environ 2 heures, au cours des quelles barnosse fit
prendre à Marine des positions toutes plus exigeantes les unes que les
autres. Elle fut attachée sur le dos, sur le ventre, debout, les pieds
entravés, les mains, ... Au bout de ces deux heures, les sensations se
bousculaient dans son esprit. Elle appréciait ce qu'elle ressentait,
en même temps elle savait qu'il ne s'agissait pas de photos "normales"
et que certaines des poses qu'elle avait prises - lascives - aurait
mérité de figurer dans une revue porno ! Puis la sensation du latex
était devenue étrange. De matière froide au début, il était devenu une
sorte de seconde peau dont il lui faudrait muer pour la quitter. Elle
transpirait énormément à l'intèrieur, et l'impression était que plus
elle transpirait, plus le latex se fusionnait en elle. Plus un
centimètre carré de sa peau n'était attaqué par ce qu'elle ressentait
comme autant de petits piques qui la stimulait. Elle sentait une
chaleur intense au niveau de son sexe, sans savoir s'il s'agissait de
sa chaleur naturelle exacerbée par le latex, ou s'il était trempé de
désir et d'envie. Cette poupér latexée savait au fond d'elle qu'elle
aimait et aimerait pour longtemps le latex.

La seule interrogation qui subsistait en elle concernait son fiancé.
Que penserait-il de cette tenue ? Que penserait-il de cette matière ?
Que penserait-il de cet emploi ?

Barnosse lui annonce que la séance était terminée.

Il ajoute que, si elle le désirait, elle pouvait garder sur elle la combinaison.

"Je peux vous raccompagner, si cela vous arrange. Je me doute que vous
n'avez pas envie de prendre les transports en commun avec cette tenue,
si ?"
"Je me permettrais juste de retirer ces chaussures.".
"Oui, oui, biensur !", lui répondir Barnosse, un air déçu.
"Quoi qu'il en soit, sachez que vous êtes prise pour ce poste" conclut
Barnosse ...

 

Episode 2 :

Les sentiments de Marine, toujours dans sa tenue de latex, se bousculaient dans
son esprit. Pourquoi Barnosse, qu'elle ne le connaissait que depuis quelques
heures tout au plus, avait il tenu absolument à passer par chez ce Patrick sur
la route du retour ? Et qui était réellement ce Patrick ? Barnosse l'avait
introduit à Marine comme étant "un ami de longue date et, accessoirement, son
associé". En tant qu'associé, il semblait logique que Barnosse veuille le lui
faire rencontrer ; Par contre, en tant qu'ami, il lui semblait surprenant que
Barnosse veuille les faire se rencontrer. "Décidemment, cette journée n'est
définitivement pas ordinaire" pensa Marine.

Arrivés au pied de l'immeuble où demeurait ce Patrick, Barnosse sortit une
petite boite en carton en déclarant à Marine "Nous en profiterons pour faire
cette livraison pour Finoa, une de nos clientes. Je te laisse aller lui déposer
ce carton. Surtout, ne la quitte pas tant qu'elle n'aura pas ouvert ce carton et
vérifié son contenu. Elle demeure de l'autre coté de la rue, au numéro 69, sonne
à la porte. Lorsqu'on te répondra au portier, annonce que tu viens déposer un
paquet pour Fiona, on te laissera entrer sans autres questions. Une fois à
l'intèrieur, tu reconnaîtras sans mal Fiona, elle adore nos articles". "Je ne
vais pas y aller dans cette tenue tout de même ?" s'inquièta Marine. "Biensur
que si, petite Marine" répliqua Barnosse "Tu dois te faire à cette matière, à
son apparence et à l'image qu'elle renvoit de toi". Puis, sur un ton sentencieux
"Maintenant, si tu ne te sens pas capable de le faire, je comprendrais. Mais
rappelle toi que notre société fait tout elle même, y compris les livraisons. Si
cela ne te convient pas, soit, je te dépose chez toi et tu n'entendras plus
parler de moi". Ces mots résonnèrent comme une menace dans l'esprit de Marine.
Le choix était simple pour elle. Accepter de sortir dans cette tenue et être
rémunèrée, ou refuser et perdre cette opportunité de s'en sortir enfin
financièrement.

Les instructions en tête, Marine ne put que lacher un "J'y vais monsieur Barnosse" déja lourd de soumission
...

Déscendue de voiture, Marine se demandait ce à quoi elle pouvait ressembler. Son
apparence n'était ni tapageuse, ni "sexy", tout au plus était elle différente.
Elle avait l'habitude de sortir en tenues sexy. Habituellement, se promener dans
la rue en mini-jupe et chaussures à talons ne lui posait pas de problèmes. Pas
plus que de se produire en scène dans des tenues laissant voir toutes ses formes
et tous ses charmes. "Après tout" pensa-t-elle "ce n'est qu'une tenue comme une
autre ; Je sais très bien que certains me reluquent sans vergogne lorsque je
suis en académique sur scène" se dit-elle comme pour se rassurer. Dans la rue en
une telle tenue, Marine n'en revenait pas de son toupet. D'autant plus qu'à
17h30; nombreux sont les hommes rentrant chez eux après leur journée de travail.
Quelle bonne surprise pour eux que de pouvoir, gratuitement, matter cette poupée
latexée. Leurs femmes devaient s'y attendre, la soirée serait hot dans les
foyers !!!

Arrivée devant le numéro 69 (qui, soit dit en passant, se trouvait non pas de
l'autre coté de la rue mais à 500 bons mètres de la voiture), marine sonne à
l'interphone. Immédiatement, une voix - assez nasillarde d'ailleurs - lui
demande de décliner son identité. "J'apporte un paquet pour Fiona" répondit
celle ci. Immédiatement, la lourde porte s'ouvrit, dans un silence angoissant.
Ouverte, Marine arriva sur ce qu'elle n'aurait jamais soupçonné dans cette ville
balnéaire. Un presque Jardin d'Eden s'offrait à elle. Une végétation luxuriante,
des arbustes taillés au cordeau et, encore une fois, cette lancinante odeur de
Latex. Un sentiment de force et de pouvoir se dégageait de la batisse aux volets
mi-clos. Arrivée devant la porte d'entrée, Marine était éblouie par un énorme
projecteur qui s'alluma presqu'instantanément. Elle ne put qu'apercevoir un
corps, tout vêtu de noir, dans l'encadrement de la porte d'entrée.
"Approchez" lui dit la forme, d'une voix étouffée semblant venir de très loin, comme
atténuée par quelque chose.

Gravissant le perron, Marine distinguait de mieux en mieux cette forme. Toute de
noir vêtue, ce qui semblait être une femme portait une minuscule jupe qui ne
cachait pour ainsi dire rien de ses jambes, gaînées dans des bas. Une chemise
extrèmement moulante complètait cette tenue. Mais ce qui surprit le plus Marine
fut le masque à Gaz que portait cette femme. Non seulement il était surprenant
de voir une personne en porter un, mais en plus celui-ci comportait un tuyau
relié à une boite que ce mannequin portait en bandouillière. Ce masque donnait
une allure robotesque à la respiration de cette femme. L'odeur que Marine avait
rencontrée pour la première fois chez Barnosse lui permettait de savoir, sans
les toucher, de quelle matière étaint faits ces vêtements. Elle comprit alors
qu'elle venait de pénétrer un royaume de latex.

Sans répondre à son "Bonjour", le mannequin lui assèna un sec "Suis moi" qui ne
laissait guêre de place à la discussion. La démarche de cet être mi-humain mi-
robot plongea Marine dans la honte. Elle se sentit humiliée en constatant
qu'elle avait du avoir exactement la même quelques heures auparavant, chez
Barnosse. Mais s'agissait il réellement d'humiliation ? La honte que ressentait
Marine augmentait considérablement la chaleur dans son sexe. Tout d'un coup,
elle se sentait remplie d'une excitation telle qu'elle aurait voulu se faire
prendre là, devant cette inconnue, sans douceur ni amour, juste pour jouir. Elle
se reprit, se faisant force pour ne pas succomber à la tentation de se carresser
là. Suivant les pas de son hôte, Marine traversa plusieurs couloirs, tous
sombres et odorants. S'arrêtant devant une porte, celle que Marine nomma Anna
fit signe à Marine de déposer le carton dans la boite à lettres qu'elle venait
d'ouvrir qui tronait sur le mur. Marine y déposa le carton et indiqua à Anna
qu'elle avait pour instructions de ne pas quitter les lieux "tant que Fiona
n'aurait pas ouvert le paquet".

"Qu'elle entre" entendit-elle par le haut parleur situé au-dessus de la porte.
Anna fixa Marine un instant et son regard exprima en un instant de la
tristesse, de l'inquiétude et de l'envie, sans que Marine ne put s'expliquer
l'origine ou même la signification de ce regard.

Anna se retira, très révérencieusement, pour laisser place à Marine. Au passage,
Marine put l'observer plus complètement. Elle avait une allure très altière.
Etait-elle naturelle ? Non, sans aucun doute. Marine crut deviner, sous sa
chemise, un fort corset en latex, enserrant la taille d'Anna jusqu'à la rendre
presqu'inexistante. Elle portait aussi un corset de cou, de ces accessoires qui
soumettent celui qui les porte, les entravant dans leurs mouvements. Ses yeux, à
peine visibles derrière les hublots du masque à gaz étaient d'un bleu profond et
exprimait à leur tour soumission et dévotion. Tout, dans cette femme, respirait
une forme d'absolu disponibilité de corps comme d'esprit.

La lourde porte de la pièce était doublée, comme celles des bureaux de directeur
d'écoles que Marine avait fréquentées. A peine avait-elle ouverte la première
qu'une seconde se mis sur son chemin. Elle entreprit de l'ouvrir, mais la voix
que Marine avait entendu quelques minutes auparavant résonna une fois de plus ;
"Attends !" claqua à ses oreilles, la paralysant et lui glaçant le sang.
Immobile, comme paralysée, Marine resta là quelques secondes qui lui parurent
une éternité, la main posée sur la poignée.

"Entre !"

Marine pénètra dans une vaste pièce fortement éclairée. La pièce, décorée très
"kitch" ressemblait au laboratoire du Docteur Denfer dans Austin Powers. Marine
ne remarqua d'abord pas la table, semblable à une table d'examen médical
disposée dans un coin de la pièce. Pas plus que les croix de saint André,
menottes et autres entraves disséminées ici et là. Assise derrière un vaste
bureau, une femme, la quarantaine élégante, regardait en silence la visiteuse
entrer. Marine était comme hypnotisée par cette femme. Elle ressentait une sorte
de trac, une appréhension bien vites réprouvés ; "après tout, je ne suis là que
pour déposer un colis" pensait-elle.

"Monsieur Barnosse m'a demandé de vous remettre un colis et de ne pas vous
quitter avant que vous ne l'ayiez ouvert" osa-t-elle. "Tu es nouvelle chez
Barnosse à ce que je vois" lui répondit la femme avant de poursuivre par un "Il
a toujours aussi bon goût". Lui tendant la main, elle continua "Je m'appelle céline. Approche toi,
prends une chaise et installe toi, tu as bien quelques secondes, non " ? "Euh,
oui, biensur" osa Marine, toujours dans son role de livreuse.

Céline se leva en direction de la boite où le colis avait été déposé. Au
passage, elle frola la poitrine de Marine qui ne put retenir un léger
gloussement. Marine s'assit, tandis que son hôte prenait possession du colis
qu'elle alla déposer sur le bureau. Ne prêtant aucune attention à Marine, elle
entreprit de l'ouvrir. Ce qu'elle en sortit n'avait rien, aux yeux de Marine, de
spécial, tout au plus de la lingerie en latex lui semblait-elle. Ce n'est que
lorsque les article furent déposés sur le bureau que Marine comprit ce dont il
s'agissait. Certes, c'était bien de la lingerie, bel et bien en latex noir,
rouge, blanc ou transparent. Mais chaque article était réalisé de façon à en
faire un gadget érotique. Une des culotte portait un phallus (qui sembla
d'ailleurs immense) externe, une autre n'en comportait pas moins de trois, deux
à l'intèrieur et un interne. Fixant Marine, Céline ne put retenir un sourire
moqueur. "Tu te demande ce dont il s'agît, n'est ce pas ?" lui demanda-t-elle
alors qu'elle passait une paire de longs gants en latex. "Oui enfin non, je
crois reconnaître ce dont il s'agît" répondit - gênée mais excitée - Marine.
Céline continuait à déballer son paquet. Elle en sortit un masque à gaz assez
semblable à celui que portait Anna qu'elle déposa sur le plateau du bureau.
D'autres vêtements sortis, elle posa le mystèrieux carton vide sur le sol, comme
pour montrer qu'il n'était plus d'aucune utilité.
"Barnosse t'a-t-il déja fait essayé certains de ces objets ?" demanda Céline.
"Vous savez, je débute" rétorqua Marine.
"Je préfère lorsqu'on m'appelle Madame" reprit Céline d'un ton sec et autoritaire.
"Euh, oui, pardon Madame" puis "Je ne fais que débuter, Madame" termina Marine.

"Veux tu en savoir plus sur le contenu de ce carton" lui demanda Céline.
"Pourquoi pas, Madame" répondit Céline, hypnotisée par le charisme et la
prestance de celle dont elle ignorait encore tout.
"Parfait" rétorqua celle-ci en ajustant une caméra vidéo en direction de Marine.
"Mais auparavant, pour ta sécurité et la mienne, je veux que tu déclares par toi même que tu souhaites en
savoir plus sur ces mystèrieux objets, une sorte d'engagement moral vis à vis de
ce qui va se passer".
"Ce qui va se passer ? Mais que va-t-il se passer au juste ??" Marine ne savait que penser ; Son "pourquoi
pas" était sorti du fond de son
inconscient, sans qu'elle ne pense plus avant aux éventuelles conséquences de son acte.
"Je reconnais désirer en savoir plus sur l'utilisation des objets que je viens de déposer à Madame Céline il
ya quelques instants", ce sont là les
seuls mots que Marine put prononcer, comme si elle ne controlaît plus réellement sa parole, ses actes et ses
pensées.
"Parfait, je n'en attendais pas moins de ta part. Lève toi, mets tes mains dans le dos et ne bouge pas.
Dorénavant, et
jusqu'à ce que j'en décide autrement, tu regarderas le sol et rien d'autre. Je ne t'appellerais plus par ton
prénom, mais Chose. Chose sera ton nom.
Oublie ton identité.
Oublie ce que tu sais.
Oublie ce que tu penses." déclara Céline en passant le masque à gaz sur le visage de Chose. Ce fait, elle y
connecta un
tuyau dont l'autre extrèmité était rapidement raccordé à une boite semblable à celle qu'Anna portait en
bandouillière. Marine, portant ce masque à gaz, avait
du mal à respirer. Chaque bouffée d'air qui pénètrait ses poumons lui semblait insuffisante. Rapidement, elle
fut envahie par une torpeur, une chaleur et un
bien être qu'elle n'avait jamais connus jusqu'alors.
"A genoux, Chose" infligea Céline à Marine qui s'agenouilla sans attendre. Son corps et son esprit lui
semblaient dans du coton. Elle avait l'impression d'être dans un rêve, lorsqu'on ne contrôle plus son corps
et que les actes que l'on commet ne sont pas les
siens ou, plutôt, sont siens sans être sous controle.
Les genoux sur le sol, Marine était en passe de devenir un objet, à ranger au même titre qu'un crayon, une
gomme ou un gadget sexuel.
Elle aurait aimé protester, mais les mots ne sortaient pas. Son esprit se rebellait contre sa nouvelle
situation, mais la drogue que Céline lui avait administrée par le masque à gaz anihilait en elle toute
rebellion, toute protestation et la rendait passive.
"Je veux que tu ouvres le bas de ta combinaison et que tu me montres ton sexe" ordonna Céline.
Sans tarder, Chose remonte le zip de sa combinaison et se retrouve bientôt le sexe exposé.
"Passe cette culotte, Chose" lui intima Céline en lui tendant la culotte avec les 3 godes. Dans un sursaut de
pudeur, Marine fit un "non" de la tête, mais l'effet de la drogue la força à s'éxécuter.
C'est ainsi que, quelques instants après, Marine se retrouvait vêtue d'une culotte avec un godemichet, deux
autres fouillant ses trous. Les pénètrations ne furent pas agréables, seul son vagin était lubrifié et elle
n'appréciait que peu la pénètration anale. Mais elle le fit.
"Lève toi et marche aussi longtemps que je ne te demanderais pas de t'arrêter" ordonna une fois de plus
Céline, qui venait de se saisir d'une cravache.

Par pur plaisir, Céline fit s'abbatre la cravache sur le cul engodé de Marine. Celle-ci tressaillit, avant de
sombrer dans une sorte d'inconscience. La dernière image qu'elle put voir fut celle de Celine, cravache en
main.

Episode 3 :

A son réveil, Marine se sentait endolorie, courbaturée et mal à l'aise. Tentant
de poser le pied au sol, elle se rendit compte qu'elle ne pouvait pour ainsi
dire pas bouger. Son corps tout entier était enfermé dans une sorte de bulle de
latex. Sa vision, déja fortement diminuée par le masque à gaz qu'elle continuait
à porter, l'était d'autant plus que la bulle était autour d'elle, distante d'à
peine cinquante centimètres. Mais cette bulle ne suffisait pas en elle même à
l'immobiliser. Ses deux jambes étaient fermement enfermées dans un sac, lui
aussi en latex, qui les enserrait solidement. Ce sac était équipé d'un système
de lacets, assez semblable à celui d'un corset qui devait nécessiter un assez
long moment, tant pour le lacer que pour le délacer. Enfin, ses mains étaient
enfermées elles aussi dans des sortes de boules en latex, boules verrouillées par un
cadenas à la hauteur de son poignet.

Les sensations, contradictoires, se bousculaient dans son esprit. Une partie
d'elle craignait cet enfermement, une sorte de claustrophobie l'envahissait.
Mais elle se sentait aussi en sécurité, comme protégée par ce cocon qui
l'entouraît. Elle se sentait telle une mauve, à la merci de tout ce qui
l'entourait. Cette sensation ne lui était pas désagréable, bien au contraire.
Elle se sentait excitée et avait envie de plaisir. Ses sens étaient exacerbés
par le parfum ennivrant du latex qui l'entourait. Si elle l'avait pu, elle
aurait aimé se masturber immédiatement, mais ses mains, enfermées qu'elles
étaient, ne lui auraient été d'aucune utilité. Alors elle se prit à tester le
sexe tantrique. Rêver pourrait peut être, pensait elle, lui procurer le plaisir
recherché. Elle repensa alors à ces dernières heures, à ces sensations nouvelles
qu'elle avait connues. Mais une scène lui revenait sans cesse à l'esprit, scène
au cours de laquelle son sexe était carressé et pénètré, ses seins pétris,
pincés et tirés, et son anus pénètré par des doigts dont elle ne connaissait pas
les propriétaires. Comme autant de tentacules d'une pieuvre perverse, ces doigts
ne lui laissait aucun répit. Son sexe dégoulinant, son anus dilaté et ses seins
martyrisés, Marine se voyait jouir spasmodiquement, son corps tout entier
tressaillant sous les assauts vicieux de cette bête. Elle se voyait avoir
orgasme sur orgasme, l'esprit incapable de contrôler ce plaisir non désiré.

Ces pensées perverses l'amenèrent aux frontières de l'orgasme. Ce moment au
cours duquel on ressent qu'il ne manque pas grand chose pour que l'explosion
finale survienne. Si seulement ses mains avaient été libres, elles en aurait
plongée une sans attendre en plein coeur de sa chatte. Mais elle ne le pouvait
pas et demeura au bord du précipice.

Soudain, une voix retentit et lui lança un claquant "Stop, Chose", la ramenant
en contact avec la réalité. Elle ne savait identifier l'origine de cette voix,
mais déja se sentait-elle asservie à celle-ci. Sans se contrôler, elle avait
baissés d'elle même les yeux vers le sol en l'entendant. Sa servitude fut telle
qu'elle prononça un "Oui, Madame" comme une bonne petite esclave. "Dans ton
sommeil, nous avons implantée une puce à la base de ton cou. Cette puce nous
permet de contrôler tes désirs, tes sensations et tes actes. Ainsi pouvons nous
à volonté de faire jouir ou souffrir, rire ou pleurer, vivre ou mourir..." "Ne
tente pas d'aller contre ce que nous t'imposons. Cela n'aurait pour seule
conséquence que de déclencher ça !"
Marine ressentit alors un choc électrique énorme dans l'anus. Son trou s'ouvrait
et se refermait sans qu'elle ne puisse le contrôler.
"Nous en avons profité pour placer quelques électrodes miniatures sur
tes sphincters rectaux et vésicaux, électrodes qui nous permettent non seulement
ce genre de choses, mais aussi de controler tout ce qui sort de tes trous."
Sans pouvoir se contrôler, Marine se mit à uriner sur elle même. Le latex qu'elle
portait encore sur elle se remplit presque immédiatement. Elle sentait son urine
perler le long de ses jambes et tomber à ses pieds, refroidissant tout son corps
au passage. Elle avait beau forcer, elle ne pouvait stopper ce flot urinaire.
Honteuse, Marine fondit en larmes.
L'innocente jeune fille d'il y a quelques heures était en train de devenir une
vraie chienne soumise.

Reprenant peu à peu ses esprits après ces nouvelles expèriences, Marine
constatait à quelle point elle était tombée en servitude. Elle savait que plus
rien ne serait maintenant comme avant, que ce soit dans son comportement avec
son fiancé ou dans celui de tous les jours, elle sentait que sa vie sexuelle
avait franchie une étape. D'ailleurs, elle se demandait quelle heure il pouvait
bien être. "Tard sans doute" pensa-t-elle. Son fiancé devait commencer à
s'inquiéter ou à se questionner de la durée de ce qui n'était, à l'origine,
qu'un entretien d'embauche. Marine réfléchissait à sa nouvelle situation
d'esclave. Du moins, elle se sentait devenir une sorte d'objet obéissant et
servile sans savoir mettre le nom d'esclave sur cet objet. Elle n'avait
d'ailleurs aucune connaissance sur ce qu'était un esclave dans le domaine du
sexe. Jusqu'alors, la fellation était, pour elle, le summum de son audace
sexuelle. Elle avait osé essayer une fois, dans sa jeunesse, le vibromasseur de
la mère d'une copine, comme un défi entre sa copine et elle, mais rien de plus.
Et là voilà qui se retrouvait ici, entravée, soumise et animalisée. Incapable de
contrôler ses actes, Marine savait au fond d'elle que la situation lui plaisait.

"Chose, il est temps que tu comprennes". "Que je comprenne quoi, Madame ?" osa
Marine. "Ce que tu es ici, ce qu'est ce lieu et ce que j'attends de toi. Tu
n'es pas arrivée dans un bordel ou un quelconque cul de basse fosse. Tu es dans
mon royaume. Ici, tu rencontreras beaucoup de mes gens, tous à mon seul et
unique service. Tous mes gens n'ont plus d'apparence humaine. Ce ne sont plus
que des créatures latexées. Je mets un point d'honneur à ce que tous soient en
permanence recouverts de latex. Lorsque je dis en permanence, j'insiste sur le
fait qu'il s'agît de l'être 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. Je ne tolère
aucune exception, fut elle légère, à cette obligation. En ce qui te concerne,
tu es une apprentie. C'est pour cela que tu es enfermée dans cette bulle de
latex et que tu es entravée. Je ne veux ni te voir t'enfuir, ni te débattre. Tu
vas demeurer quelques jours dans cet environnement. Biensur, tu seras nourrie
pendant cette pèriode. On viendra régulièrement t'injecter tous les nutriments
nécessaires à ta subsistance. De cette façon, tes rejets seront réduits au
strict minimum. D'ailleurs, à cette fin, je vais te faire mettre une couche de
protection à ta taille." A peine Céline avait elle terminée sa phrase que
Marine entendait une personne s'approcher d'elle. Le ballon de latex ouvert,
elle fut détachée et transportée, par un astucieux système de poulies qui
déplaçait son assise, sur une table assez semblable à une table d'examen
médicale. Déposée sur cette table, Marine fut contrainte d'écarter largement
les cuisses. Sa combinaison ouverte, la couche glissée sous elle fut
hermétiquement fermée. Rapidement, le même système de poulies la redéposa dans
le ballon de latex, lequel ballon fut refermé et Marine redéposée dans sa
position initiale. Toute cette opération se déroula en silence, sans que Marine
n'échange la moindre parole avec la créature qui s'occupa d'elle.

"Te voilà enfin prête. Permets moi de t'expliquer les lois de mon royaume. Tout
d'abord, sache que je n'ai que faire de ton plaisir. La plupart de mes gens sont
des femmes. Elles sont, ou sont devenues par la force des choses, lesbiennes,
que cela leur plaise ou non. Certaines ne sont encore que bisexuelles et ont
parfois besoin de sentir un membre se glisser en elle. Pour palier à ce besoin,
nous utilisons des novices comme toi portant des godes ceinture. Elles ne sont
alors que des objets, dont la seule utilité alors est de donner du plaisir à
celles qu'elles chevauchent. Que cela te convienne ou non, je ne me pose pas la
question. Tu resteras novice durant environ 2 mois. Au cours de ces 2 mois, tu
n'auras droit au plaisir complet que 2 fois, uniquement lorsque je l'aurais
décidé. Pour cela, tu seras transportée dans la salle des plaisirs, à l'étage
supèrieur. Dans cette salle, tout sera fait pour que tu aies du plaisir,
rapidement. Ne t'avise surtout pas à tenter d'y accéder à un autre moment que
celui que j'aurais décidé, la punition serait alors immédiate et tout aussi
désagréable pour toi qu'elle le serait pour moi et mes favorites.
Ceci est la première règle."

Ensuite, comprends l'organisation de ce royaume comme une micro société dans
laquelle chacun a un rang qu'il doit tenir.

Aujourd'hui tu es novice, c'est pour cela que tu demeures au second sous-sol.
Ton accès au plaisir charnel est limité, tes possibilités de mouvement entravées
et tu devras, lors de tes sorties publiques, accompagnée biensur, te comporter
comme un animal. A cette fin, tu porteras alors un collier et une laisse. Qui
que tu croises, tu devras baisser le regard et le vouvoyement sera de mise.

A l'issue des 2 prochains mois, tu deviendras débutante et accèderas au premier
sous sol. Tu auras droit au plaisir charnel 1 fois par semaine, toujours selon
mes désirs. Tu sortiras en publique sans laisse mais avec un collier. Tu ne
seras plus entravée qu'aux mains et porteras en permanence des ballet boots aux
pieds. Tu devras toujours baisser le regard et le vouvoyement sera de mise.

Viendra, 4 mois après, ton status de stagiaire. Tu ne verras que peu de
différence, hormis la possibilité de demeurer au rez de chaussée et de sortir
seule. Ne tente pas alors de t'échapper, nous saurons te retrouver. Tu auras
droit de prendre, une fois par jour, du plaisir avec l'une des novices. Ce
plaisir ne devra intervenir que lorsque je l'aurais voulu et comme je l'aurais
voulu. Tu n'auras pas le droit de sortir pendant toute cette pèriode.

Passés 6 mois de stagiaire, tu deviendras amante. Tu auras le droit de prendre
du plaisir de la façon qui te plaira, avec une novice, une débutante ou une
stagiaire. Tu demeureras à l'étage supèrieur et pourra accéder à la salle des
plaisirs. Tu auras le droit de te baigner, une fois par semaine. Tu porteras
alors un maillot de bain, en latex biensur, que nous aurons fait faire à tes
mensurations. Tu pourras sortir tous les jours en tant qu'amante. Tu auras le
droit de porter des vêtements civils par dessus ton latex mais tes trous devront
être remplis et tu pourras jouir sur ma commande à distance. Ne te réjouis pas
trop vite, imagine toi ayant un déchirant orgasme alors que tu es dans une file
d'attente. Cela t'arrivera, je ne pourrais pas voir ta honte alors mais
exigerais de toi que tu m'expliques dans les détails ta réaction alors.

Après 6 nouveaux mois en tant qu'amante, tu pourras postuler pour devenir une
de mes favorites. Sache que c'est le niveau ultime. Mes favorites sont mes
jouets personnels. Elles sont les seules qui aient le droit de me donner du
plaisir et à qui j'en procure. Mes favorites ont les trous remplis en
permanence. Elles peuvent jouir plusieurs fois par jour, lorsqu'elles en ont
l'envie. Leurs sorties sont libres et elles n'ont pour seule obligation à
l'extèrieur que de porter un top en latex ras du cou et aucun sous vêtements.

Je ne sais pas si tu seras toi capable un jour de devenir une de mes favorites.
Tu me sembles très ignorante sur le plaisir. Mais j'ai besoin de te connaître,
aussi je vais te demander de remplir le questionnaire qui va t'être remis. Ne
mens pas, cela ne ferait que reporter ce qui arrivera un jour."

Marine entendit alors une créature s'approcher d'elle, ouvrir le ballon qui
l'enfermait et lui tendre un bloc de papiers et un stylo.

"Je te laisse 3 heures pour répondre" fut la dernière parole qu'elle put
entendre.

 

Le sien, son amoureux et son soumis

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Posté : 16/04/2018 5:00 Legras aime
Legras
(@legras)
Level 6

J'avais déjà lu ce récit, je ne sais plus où, mais le redécouvrir est toujours aussi agréable, surtout pour un fétichiste du latex comme moi. Petite remarque essaye de varier les mots utilisé ou de tourner les phrases autrement, à force de répéter le même mots trop souvent cela alourdit le texte et enlève un peu de plaisir à la lecture. 

Tu devrais faire une suite sans hésiter, surtout pour savoir ce qu'il en est de son fiancé qui doit quand même s'inquiéter.

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Posté : 16/04/2018 5:46
Jules
(@jules)
Level 5

J'ai lu une grosse moitié (manque de temps pour la suite). 

Ça le laisse bien lire,  quelques petits détails choquant comme le fait de porter la tenue pendant 48h pour l'allergie.  So elle est vraiment allergique elle va mourir bien avant 48 heures 😀 .

Je trouve assez brut le fait que Marine doit sortir dehors en tenue de latex et cagoule comprise des le premier jour mais pourquoi pas .

Je reviendrai lire la suite.  

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Posté : 16/04/2018 8:36 LeSien aime
Legras
(@legras)
Level 6

En même temps avec la cagoule elle passe incognito, même si tout les regards se pose sur elle il y a peu de chance qu'on la reconnaisse. C'est vrai que le test du latex pendant 48h pour l'allergie ne m'avait pas choqué mais un peu extrême.

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Posté : 16/04/2018 8:45 LeSien aime
  
En travaux

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